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Tenerife – Les Seigneurs de Guerre

Au sommet, le choc, un saisissement, un carambolage, un chamboule tout des sens, des émotions, un panoramique à en perdre la vue, des monceaux de lave dressés comme des seigneurs de guerre figés dans leur noblesse, noirs comme le diable, chauds comme l’enfer, plus forts que la mort, un éphémère comme un interstice d’éternité.

Dans chaque monceau de lave, tu crois les reconnaître, un guerrier Massaï lance à la main, un lion assoupi admirant la savane, un roi mage porteur d’offrandes, un samouraï avec son carquois de flèches dans le dos, un géant pétrifié, un fauve rugissant, un moine bouddhiste méditant, un mousquetaire du roi s’enveloppant de sa cape, une armée de nains venus des mines de la Moria, un Moaï au cœur de Pierre et regard tendre, mais ce n’est peut être qu’un rêve…

Dans chaque murmure du vent, tu crois les reconnaître, des rythmes forts, ceux des tambours qui battent par amour pour ceux qui ont le cœur lourd, le Ghibli, sec et chaud qui roule et gronde, le Khamsin, un vent de sable brulant, l’Harmattan, épais de poussière rouge comme le feu, mais ce n’est peut être qu’un rêve…

Dans chaque regard porté à flanc de montagne, tu crois les reconnaître, les couleurs de l’arc-en-ciel, le noir dans tous ses états, le blanc qui se plait à strier le noir, l’ocre et le rouge qui s’entrelacent, le vert émeraude parfumé de soufre, le jaune qui se voudrait sable, mais ce n’est peut être qu’un rêve…

Tu croyais les reconnaître, mais ce n’était peut être qu’un rêve…

 » On contemplait la mer, on écoutait le vent, on se sentait gagner par l’assoupissement de l’extase. Quand les yeux sont remplis d’un excès de beauté et de lumière, c’est une volupté de les fermer. »

Les travailleurs de la mer
Victor Hugo

 

 

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